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 Can hate gather us ? | PV : Abygaël An'Sionnach

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Can hate gather us  ?


C’était inutile de préciser à quel point le vampire se sentait oppressé dans cet endroit. Lui qui avait joui pendant des années des possibilités qu’offrait la vie à River Crow, la vie au sein du château de Léandre. Il était parvenu à un compromis avec lui-même et les Tullamore, mais ça ne le rendait pas libre pour autant. Bien au contraire. Lui le manipulateur, lui que rien ne pouvait faire flancher, était traité comme tous les autres. Il bénéficiait encore d'un certain pouvoir, à sa façon. Il finançait la banque de sang. Le pécule qu’il avait accumulé depuis de ses longs siècles de vie avait largement était grignoté par l’omnipotence de ses geôliers, mais il en restait suffisamment pour qu’il continue de faire ce qu’il avait toujours fait. Il était ainsi devenu le gestionnaire principal de la banque de sang et se permettait d’y faire un tour de temps à autre.

Devant le miroir de la salle de bain, il terminait de se préparer. Il vérifia une dernière fois son look, son apparence. C’était le maitre mot de Bartolomeo. Tout était basé sur les apparences. Il avait été élevé de la sorte et il le pratiquait depuis aussi longtemps qu'il pouvait s'en souvenir. Des siècles de formatage. Des siècles à penser et à croire que tout n’était qu’une question de physique. Un sans-abri le dégoûtait au plus haut point. Les lépreux - car il en avait croisé - l'avaient rendu malade. Une personne défigurée le rebutait tellement qu’il pouvait en devenir violent.
Il passa un peu de gel dans sa chevelure brune, les fixant en arrière. Il s’assura que tous les poils de sa barbe de quelques jours étaient à leur place. Il caressa délicatement sa lèvre inférieur du bout de son pouce, ajusta sa cravate et se mit en route. Les chaussures parfaitement vernies claquaient sur le sol. L’on ne pouvait pas le louper dans les couloirs du château, ni dans la rue. Il dégageait tant de choses d’un simple regard, d’un simple sourire. Un rictus certes souvent froid, mais pourtant si envoûtant.

Il arriva à la banque de sang plus vite qu’il ne l’aurait pensé. Son odorat de vampire ne le préservait pas des odeurs qui l’assaillirent de plein fouet. Il ne se nourrissait plus à sa guise, plus comme autant qu'avant. Il était restreint, comme tous ses congénères. Rationné. Il contint un grognement sourd avant d’aller saluer celui qui gérait les lieux. Il se contenta d’un tour rapide des lieux puis se décida à aller prendre l’air. Dans son enfermement, il avait tout de même un peu de chance. Il était parvenu à éviter la tour, celle qui trônait au centre de l’île. Celle où bon nombre de ses confrères étaient enfermés. Grâce aux informations qu’il donnait régulièrement aux Tullamore, il avait pu apprendre que Serina n’était pas passée entre leur mains. A cet instant, il ne sut si c’était du soulagement qu’il avait ressenti, mais il eut l’impression qu’un poids s’était envolé de ses épaules. Mais maintenant, il devait savoir où elle était, ce qu’elle faisait. Les choix qu’elle avait du faire depuis qu’ils s’étaient séparés ne lui plairaient certainement pas. Cependant, il fallait qu’il sache comment elle allait. Il avait surtout besoin de la revoir, de plonger ses yeux dans les siens et de ressentir ce qu’il avait ressenti pour elle la première fois. Ce trouble, ce sentiment d’incertitude. Leurs engueulades lui manquaient.

Il poussa un long soupir alors qu’il déambulait sans but, s’éloignant de la terre des vampires. Des bruits de talons résonnèrent non loin de lui. Pressés, fuyant. L’animal en lui se réveilla, d’instinct il se mit à la suivre. Les mains toujours dans les poches, nonchalant, il demeurait à distance raisonnable. La chasse n’était intéressante que lorsque la peur commençait à naitre dans la tête et le coeur de la proie. Cette dernière commençait à regarder autour d’elle. Son palpitant s’accélérait peu à peu. Le pas se faisait alors plus pressé, les pupilles se dilataient. Le chasseur lui, demeurait stoïque. Le regard à l’affût des moindres changements d’humeur. Bientôt, un rictus satisfait apparaitrait au coin de ses lèvres. Le gibier prenait des ruelles de plus en plus sombres, de moins en moins fréquentées. C’était le meilleur moyen pour que le prédateur lui fonde dessus. Comme entendant ses pensées, la jeune femme se mit à courir, serrant son sac à main contre son coeur. Bartolomeo étouffa un rire dédaigneux. Il n’avait rien d’un vulgaire voleur. Il n’en avait pas après sa bourse. Le précieux trésor qu’il convoitait coulait dans ses veines. Elle se débattrait pour le sauver, pour qu’il ne la dépouille pas jusqu’à la dernière goutte, au point de s’en déchirer les cordes vocales. Un frisson d’extase le parcourut. Il pressa le pas à son tour, n’usant pas encore de sa rapidité de vampire. De temps à autre, elle jetait des regards inquiets par dessus son épaule. Elle ne pourrait toujours pas voir le visage de celui qui la suivait. Il était temps. Le moment était venu. Elle n’avait plus d’échappatoire et rapidement elle serait sienne. Elle dirait adieu à la vie et l’italien ne manquerait de la faire hurler de douleur. Un nouveau frisson lécha sa colonne vertébrale. Il approcha, à pas de loup, son regard bleuté assombrit par la soif et la pénombre. Mais soudainement, comme un petit animal prit sur le fait, il se redressa, les sens en alerte. Un autre prédateur venait se joindre à eux.

Une femme le devança à vive allure. Il finit par sortir de l’ombre et rejoignit les deux femmes. La nouvelle arrivée aidait la première à se relever. Les larmes aux yeux, le nez qui coule, elle hoquetait, expliquant ce qui lui arrivait. D’un clignement, Bartolomeo affichait son air le plus aimable.

Vous allez bien ? demanda-t-il, feignant l’inquiétude dans sa voix.

Il n’aurait pas été compliqué pour lui de se débarrasser de ces deux êtres. Mais il n’était pas pour blesser ceux de sa race, du moins ceux qu’il n’avait pas transformé lui-même. Et à ce qu’il pouvait sentir d’elle, elle était une novice au monde de la nuit. Une nouvelle transformée depuis peu. Un cas qui l’intéresserait, à coups sûrs.

J’ai vu un vampire s’enfuir quand il a constaté que vous aviez de bons samaritains pour vous venir en aide.

Un relent nauséeux remonta dans sa gorge. Venait-il vraiment de se qualifier de bon samaritain ? Le sourire ne quittait pas ses lèvres pour autant. Ses prunelles azurées se promenaient entre les deux femmes. La soif était remplacée. Ca ne durerait pas longtemps, mais ça le comblerait pour le moment.

NΞRIOИ


I'm just a sucker for pain
I torture you Take my hand through the flames I torture you I'm a slave to your games I'm just a sucker for pain I wanna chain you up I wanna tie you down
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Can hate gather us ?

Décrire ici l'histoire du personnage en une cinquantaine de lignes minimum
Tu déconne, Abygaël. Tu part en vrille. Regardes-toi. Ressaisis-toi. C'est ça que tu veux devenir ? Une poupée en porcelaine, brisée qu'on est trop joué avec elle. C'est que je vois quand j'observe le miroir. Ne te laisses pas submerger. Ne deviens pas son jouet. Pas maintenant. Pas si prêt du but. Pas après avoir tant lutté.

Elle se parle. Elle se sermonne, bien plus dur avec elle même qu'avec les autres. Elle sent sa raison lui échapper et se disloquer, chaque fois qu'elle le peut, elle tente d'en rassembler les morceaux pour la conserver. Une lutte perpétuelle contre cette folie qui lui a légué en héritage. Un combat perpétuelle contre une nature violente et anarchique, qui explose au bon vouloir du chaos. Tantôt la faim, tantôt la colère, parfois rien, elle plie sous de nombreux fléaux qui la flagellent de leur violence. Il en a fait le nid de sa renaissance. Elle st un phénix, née dans une brutalité qui l'a consumé. Elle soupire, s'observant à présent en silence. Elle constate sa faim qui ravage ses tripes dans la pâleur de son teint. Elle se raisonne. Elle a besoin de sang, elle ne veut chasser l'humain, elle n'en a ni le droit, ni l'immoralité, elle ira donc à la banque. Elle se force à y aller dans cette discipline qu'elle s'impose. Vaut mieux se nourrir dans une poche que de céder à ses instincts et s'en abreuver à la source. Elle en rêve parfois, dans des crises qu'elle pourrait dire démoniaque si elle croyait en des chimères bibliques. Elle s'imagine, dans une délectation malsaine, planter ses crocs dans un mortel faible. Sentir la chaleur de corps qui se débat alors qu'elle le brise d'une étreinte funeste alors que ses crocs s'ancrent, faisant couler l'hémoglobine. Elle en frémit avec délectation, avant d'être frapper d'horreur, révolté à la pensée que ses instincts sont les siens. Ces envies qui la rongent sont celles de son Sire, qu'elle maudit d'exister. Elle s'est juré d'en abrégé l'éternité, de lui voler ses siècles qu'on lui a donnés.

Elle se tait, regardant à présent l'éclat qu'il manque à ce miroir fêlé, qu'elle a depuis longtemps brisé.. Ses mains serre la faïence du lavabo lézardé. le silence n'est brisé que par les gouttes d'eau qui fuit du robinet. Elle le m  Elle observe son regard dans le sien, devine son sourire dans ses lèvres qu'elle n'étire plus, il est dans l'ombre de ses traits tirés. Elle le voit et le devine partout. Quand ce n'est pas dans ses cris proches de la démence, c'est dans ce miroir qu'elle a essayé de rendre aveugle. Elle ne peut revoir Aindreas sent suinter sa présence, comme le convaincre que de l'aimer encore, sinon ? Elle soupire. Longuement. ça n'est plus instinctif mais ça lui reste... naturel. Elle est jeune immortelle, transformé de quelques années, poussières dans l'éternité qui l'attends, elle n'a pas oublié son ancienne nature. Elle lui colle à la peau et à la conscience. Elle ma flagelle, chaque fois qu'elle cède à sa faim, que ses crocs déchirent une poche ou un cou. Elle ne contrôle pas encore le prédateur qui sommeille, attendant ses moments de faiblesse pour se réveiller et prendre le dessus. Elle aimerait pouvoir s'enchainer, si seulement elle en avait la lucidité quand elle se sent partir. Elle comprend l'humanité qui les condamne. Pour une poignée à se contrôler, des centaines à se déchaîner. Dans ses moments amers, elle se dit que les murs ne sont pas suffisant. Qu'il faudrait d'autres bombes, pour détruire toute ses choses.

Je ne ressentirai pas le froid, par habitude je prend ma veste, enfilant le tissu sombre. Je relève mes cheveux en une rapide queue de cheval, attrape mon sac en bandoulière. J'ai besoin de sortir, de m'aérer l'esprit, d'en chasser les idées sombres qui l'habitent. Je dois trouver à l'extérieur, ce calme intérieur qui me manque. As, sa put... cette femme, sa fille, Callan et cette vengeance qui occupe mes pensées des entières, le reste,... j'ai la nostalgie de l’enquêtrice que j'étais, loin de ce merdier, à fourrer mon nez dans d'autres. L'imper qui claquait mes talons chaque fois que je me tournais, soudainement inspirée, une nouvelle piste à suivre. J'en ai garder quelques réflexes, utile à ses desseins machiavels qui sont à présent mieux par la force des choses. Me voilà à comploter pour reprendre une place qui devrait m'être dû. Je n'ai peut être plus cette alliance, volé par cet enfoiré, mais je suis toujours sa femme... L'as t-il oublié ? Je claque la porte sur cette idées qui me révolte, inspirant l'air que je suppose frais. Je referme les yeux, écoutant ces bruits qui me sont maintenant familiers. A mon arrivée, le moindre craquement de branche aux alentours me fracassaient le crâne. Dans cette cave, où j'ai crevé avant d'renaitre défiguré, les sons étaient étouffés, les odeurs étouffants mais coutumières. Me libérer à malmener des sens acérés.

Elle quitte cette maison qu'elle occupe, sans un regard pour la bâtisse. Mains dans les poches de son blouson, elle décide d'explorer d'avantage les environs, de délaisser ses obsessions pour s'en délester au moins cette nuit. Les limbes lui sont familières, les ombres qui y sévissent lui rappellent celles qu'elle doit affronter en son cœur. Elle secoue la tête à cette pensée... La poésie n'a jamais été vraiment son truc, elle préfère le concret des mots que les belles envolées littéraires, propre à dissimuler les intentions et les vérités. Un bruit au loin accapare soudainement son attention... Un cœur qui bat à vive allure, une course précipitée... elle tend l’oreille, inspirant dans un réflexe instinctif l'air... L'odeur de la peur... Un frisson y fait écho, remontant le long de son échine. Elle déglutit, alors qu'un appétit qu'elle ne ressentait pas, vient lui taillader le ventre. Son poing se serre alors qu'elle constate avec une lucidité terrible ce qu'éveille la simple idée d'un mortel en fuite... Une proie. Du gibier. Sa langue claque contre son palais, presque furieusement alors qu'elle ravale comme elle le peut ses nouvelles envies. Elle s'élance ensuite, quittant son but premier pour rejoindre l'humaine paniquée. Il n'y a que ceux de son espèce pour déclencher une telle peur.

Quelques foulées pour la rejoindre, sans aucun effort. Il est ridicule de constater que les efforts déployés par la jeune femme pour fuir... ne serrent strictement à rien, face la vélocité de son agresseur. Où est il d'ailleurs ? Je jette un oeil dans les pénombres, aidant la demoiselle à se redresser sans lui accorder vraiment d'importance. Je n'ai pas d'égard pour la victime qu'elle aurait pu être... Je lutte pour qu'elle ne devienne pas l'une des miennes. Son parfum,... Elle sent tellement la peur. Je l'aide à se redresser, gardant le visage fermé, la mâchoire serrée. C'est horrible de constater qu'elle attise ma faim. Je ne me tourne même pas, vers celui qui s'avance, alors que la mortelle s'empresse de répondre à sa question, retrouvant un peu de couleur et de contenance alors qu'elle pense le plus terrible derrière... - O... Oui... ça va... je... je crois. Si elle savait, les tortures qu'elle me provoquait, les images qu'elle me donne... Elle ravalerait aussitôt ce sourire qu'elle offre... Elle est sotte et stupide. Imprudente sans aucun doute, j'écoute à peine ses remerciements, je n'arrive pas à les entendre sous son rythme cardiaque. Chaque boum se répercute dans mon être entier. Je secoue la tête, l'arrêtant d'un geste de la main -Vous devriez rentrer maintenant. Je daigne enfin jeter un oeil sur l'Immortel. Je n'aime pas ce que je vois, je n'ai encore jamais vu une apparence ici, qui ne soit trompeuses. La sienne a beau être des plus charmantes  des plus travaillés, elle n'éveille que ma méfiance.La mortelle semble attirer les créatures. Lui... Moi... et ce troisième vampire disparut avant même qu'on ne voit son ombre.

La jeune immortelle doit se reculer de quelques pas, la proximité avec la femme, le contact de sa peau effleurant la sienne... C'est déjà trop. Elle n'aime pas se sentir aussi proche du précipice, sachant la chute proche, mais sans rien pouvoir faire pour l'arrêter.

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